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Un peu d’histoire

En 1957, la compagnie pétrolière Esso achète un terrain à La Défense et fait construire un immeuble destiné à réunir ses 1550 employés, alors dispersés sur plusieurs sites à Paris et en proche banlieue. À l’époque, seul le CNIT était en chantier et rien ne laissait présager l’avenir de ce qui allait devenir le premier quartier d’affaires d’Europe. Achevé en 1963, le bâtiment est à la pointe de la modernité puisqu’il réunit un self-service, des salons de repos, une salle de cinéma, etc.

Premier immeuble de bureaux du quartier, la tour Esso sera aussi la première à être détruite, en 1993, afin de laisser la place au complexe Cœur Défense.

Celui-ci comprend deux tours de 40 étages reliées sur toute leur hauteur et trois immeubles de huit étages reliés par un atrium de 40 mètres de haut. D’une superficie de 350 000 m2, Cœur Défense est le plus grand immeuble de bureaux de France

Son architecte est Jean-Paul Viguier, à qui l’on doit également le parc André-Citroën, le pavillon de France à l’exposition universelle de 1992, le siège de France Télévisions, les tours Majunga et Aurore à la Défense, etc.

En 1990, il remporte le concours lancé par l’établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense. La construction de Cœur Défense sera achevée en 2001. Ce projet incarne un profond renouvellement architectural de par son ampleur mais aussi par son style. Il s’agissait ainsi de s’éloigner du modèle de tours épaisses construites jusqu’alors, pour dessiner des tours fines permettant d’obtenir un élancement maximal et de générer des espaces de travail toujours proches des façades et bénéficiant au maximum de la lumière naturelle.

L’atrium, espace complexe posé sur un socle de trois niveaux dont le plus haut se raccorde à l’esplanade Charles de Gaulle, contient les accès à tous les bâtiments, aux restaurants, aux services et au centre de conférence de cet ensemble abritant environ 10 000 personnes. Les locaux techniques, archives, livraisons, cuisines, taxis et les cinq niveaux de parking (3 000 véhicules) se trouvent en dessous.

Ce projet a été développé en accord avec certaines procédures de Haute qualité environnementale (HQE).