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Prévoyance d’entreprise : obligatoire ou non ?

La prévoyance d’entreprise peut être mise en place par accord collectif, référendum ou décision unilatérale de l’employeur.

La cotisation est partagée entre employeur et salarié, avec une contribution patronale minimale de 50 % pour les non-cadres.

Par référendum, le régime devient obligatoire pour tout le personnel si le oui obtient la majorité des suffrages exprimés lors du vote.

Par décision unilatérale, les salariés déjà présents peuvent refuser d’adhérer, contrairement aux nouveaux embauchés dans l’entreprise.

La prévoyance d’entreprise, également appelée prévoyance collective ou prévoyance complémentaire obligatoire, est une couverture complémentaire qui permet de protéger les salariés contre les risques de la vie.

La prévoyance d’entreprise intervient principalement pour trois grands types de risques :

Contrairement à la mutuelle santé, la prévoyance d’entreprise n’est pas systématiquement obligatoire. Elle le devient cependant dans deux cas précis :

En dehors de ces situations, l’employeur peut décider de mettre en place une prévoyance complémentaire de manière facultative, par décision unilatérale ou par référendum auprès des salariés.

Depuis 1947, les entreprises ont l’obligation de souscrire une prévoyance pour leur personnel cadre quel que soit le secteur d’activité. C’est ce qu’on appelle le « 1,5% obligatoire ».

La cotisation patronale doit être au minimum de 1,5 % du salaire brut dans la limite de la tranche A (partie du salaire inférieure au plafond de la Sécurité sociale) :

Si l’employeur ne remplit pas cette obligation, il devra verser lui-même aux ayants droit un capital décès équivalent à trois années de plafond de la Sécurité sociale en cas de décès d’un cadre.

Certaines conventions collectives ou accords de branche imposent aux entreprises de mettre en place un régime de prévoyance pour leurs salariés non-cadres. Toutes les entreprises du secteur sont alors tenues de s’y conformer et d’y affilier leur personnel.

L’accord collectif définit notamment :

L’employeur reste libre de choisir l’organisme assureur pour mettre en œuvre ces garanties obligatoires. Il peut aussi décider d’améliorer les garanties minimales prévues par l’accord.

Même lorsque la prévoyance d’entreprise est obligatoire, certains salariés peuvent demander une dispense d’affiliation dans les cas suivants :

C’est au salarié de faire la demande de dispense par écrit et de fournir les justificatifs. L’employeur ne peut pas la refuser si les conditions sont remplies.

L’employeur dispose de trois possibilités pour instaurer un régime de prévoyance complémentaire dans son entreprise :

La DUE est souvent privilégiée dans les TPE-PME ne disposant pas de délégués syndicaux pour négocier un accord. Les salariés déjà présents lors de la mise en place peuvent refuser d’adhérer si une cotisation salariale est prévue.

Cette modalité suppose la négociation d’un accord avec les organisations syndicales de l’entreprise. L’accord s’impose alors à tous les salariés entrant dans son champ d’application. Il doit être déposé auprès de la DREETS.

L’accord collectif définit précisément les contours du régime :

Seul un nouvel accord peut modifier ou supprimer le régime ainsi mis en place. Cette procédure est la plus protectrice pour les salariés.

Avec cette modalité, l’employeur soumet au vote des salariés un projet d’accord instituant un régime de prévoyance dans l’entreprise.

Le référendum doit recueillir la majorité des suffrages exprimés. Si le oui l’emporte, le régime devient obligatoire pour l’ensemble du personnel concerné.

Tout comme pour l’accord collectif, seul un nouveau référendum ou la signature d’un accord peut modifier le régime mis en place de cette manière.

L’employeur peut enfin décider seul de mettre en place une prévoyance en rédigeant un document formalisant sa décision. Il doit obligatoirement le communiquer à chaque salarié concerné contre récépissé.

Dans ce cas, les salariés présents dans l’entreprise au moment de l’instauration de la prévoyance ont la possibilité de refuser d’y adhérer. Le régime s’appliquera en revanche obligatoirement à tous les nouveaux embauchés.

La décision unilatérale de l’employeur fixe les contours du régime (salariés concernés, garanties, cotisations, etc.). L’employeur peut la modifier ou y mettre fin à tout moment. La DUE est donc moins protectrice pour les salariés qu’un accord collectif.

De manière générale, la cotisation de prévoyance est partagée entre employeur et salarié. Mais la loi ou l’accord collectif peuvent prévoir une prise en charge obligatoire minimale par l’employeur.

Ainsi :

En pratique, le calcul de la cotisation de prévoyance se fait de la manière suivante :

Le résultat est ensuite réparti entre part patronale et part salariale en fonction de ce que prévoit l’accord collectif ou le contrat d’assurance.

En cas de survenance du risque couvert, l’organisme assureur verse les prestations prévues :