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Fin de la prévoyance collective à la retraite : quelles alternatives ?

Les garanties de prévoyance collective de l’entreprise prennent fin au moment du départ à la retraite.

Solutions de remplacement : souscrire une assurance décès ou une garantie perte d’autonomie pour percevoir une rente viagère en cas de dépendance.

Le dispositif de portabilité, qui permet de conserver gratuitement sa couverture après un départ, ne s’applique pas aux futurs retraités.

La plupart des contrats prévoient un terme automatique dès la liquidation de la pension de vieillesse.

La prévoyance collective d’entreprise désigne l’ensemble des garanties souscrites par l’employeur pour protéger les salariés contre les aléas de la vie pouvant impacter leurs revenus :

Ces contrats collectifs et obligatoires permettent aux salariés de bénéficier d’une couverture plus avantageuse et moins coûteuse que des contrats individuels. Ils complètent les prestations de la Sécurité sociale pour assurer un maintien de revenus en cas de coup dur.

La prévoyance d’entreprise couvre les salariés jusqu’à leur départ effectif de l’entreprise, c’est-à-dire en général jusqu’à la liquidation de leur retraite. Ensuite, ces garanties cessent.

Au moment du départ à la retraite, les garanties de prévoyance collective de l’entreprise prennent fin. En effet, le dispositif de portabilité qui permet de conserver gratuitement sa couverture après un départ ne s’applique pas aux futurs retraités.

La plupart des contrats prévoient un terme automatique des garanties dès que le salarié n’est plus considéré comme tel, et au plus tard au jour de la liquidation de sa pension de vieillesse.

Néanmoins, il existe des différences de traitement selon les contrats et les garanties :

Il est donc important d’étudier les conditions générales de son contrat de prévoyance pour connaître les modalités de cessation ou de prolongation des garanties au moment de la retraite.

Pour continuer à être couvert après son départ en retraite, il est possible d’anticiper et de réaliser un bilan prévoyance. Cela permet d’identifier ses besoins réels de protection en fonction de sa situation personnelle.

Plusieurs solutions existent pour remplacer ou compléter les garanties de la prévoyance collective :

L’idéal est de faire le point avec un professionnel (assureur, mutuelle, courtier, etc.) qui saura analyser précisément les besoins en fonction de l’âge, de l’état de santé, de la situation familiale et patrimoniale.

Pour les TNS (artisans, commerçants, professions libérales) qui n’ont pas accès à la prévoyance collective d’entreprise, des solutions dédiées ont été mises en place avec la loi Madelin de 1994.

Le contrat prévoyance Madelin leur permet de se constituer une protection sociale complémentaire avec :

Le public concerné est large : entrepreneurs individuels, gérants non-salariés, conjoints collaborateurs, etc.

Cependant ces contrats impliquent des contraintes spécifiques :

Depuis 2019, le Plan épargne retraite (PER) permet plus de souplesse : versements libres, sortie en capital possible, transférabilité facilitée, etc. De quoi inciter les TNS à basculer progressivement leur contrat Madelin vers cette nouvelle solution plus adaptée.

Pour définir le bon niveau de couverture prévoyance à la retraite, plusieurs critères sont à prendre en compte :

L’objectif est de trouver le juste équilibre entre le niveau de protection souhaité et le budget à consacrer, tout en anticipant l’évolution des besoins avec l’âge.

Une fois les contrats de prévoyance retraite choisis, il faut passer à la phase de souscription qui implique plusieurs étapes :

Une fois le contrat en place, l’assuré doit veiller à tenir informé l’organisme assureur de tout changement de situation pouvant impacter ses garanties : déménagement, naissance, divorce, etc. Un suivi régulier est nécessaire pour vérifier que les garanties souscrites restent en phase avec ses besoins et les faire évoluer si besoin