Mes rendez-vous médicaux tout au long de la vie

16/02/21 - Article - SMI

Comme le dit l’adage populaire « prévenir c’est guérir ». Alors n’oubliez pas de vous faire contrôler régulièrement par votre médecin généraliste et par des spécialistes afin d’éviter des pathologies beaucoup  plus couteuses qu’une visite de contrôle. Voici, selon votre âge et votre sexe, les visites sur lesquelles ne pas faire l’impasse.

> À tous les âges à partir de l’adolescence 

Médecin généraliste
Même si vous vous sentez bien, il est nécessaire de planifier une visite annuelle chez votre généraliste afin de vérifier votre état général : tension, osculation cardiaque, vérification des articulations et des reflexes, etc.

Dentiste
Seule 60 % de la plaque dentaire est éliminée par le brossage des dents. Il est donc indispensable de se rendre une fois par an chez son dentiste pour un détartrage afin d’éviter caries et inflammation des gencives. Si vous êtes fumeur et que vous buvez du thé ou du café, la consultation doit avoir lieu tous les six mois.

Ophtalmologue
Avant 45 ans il est conseillé de faire vérifier sa vue tous les trois ans puis tous les ans après cet âge. Cette visite est importante car certaines pathologies comme le glaucome ou les lésions de la rétine ne provoquent pas forcément de troubles oculaires à leur début. À partir de 50 ans, votre ophtalmologue réalisera un examen de fond de l’œil afin de détecter une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

Dermatologue
Il est recommandé de faire examiner votre peau tous les ans afin de détecter l’un des cancers les plus fréquents. Les personnes les plus à risque sont celles qui ont la peau claire et présentent de nombreux grains de beauté.

Podologue
Si vous pratiquez un sport incluant de la course (jogging, football, handball, athlétisme, etc.), il est important de consulter un podologue qui vous permettra d’éviter les blessures aux pieds. Celles-ci peuvent en effet conduire à des problèmes de dos, de genoux et de douleurs articulaires. Une visite une fois par an est donc conseillée.

> À partir de 25 ans pour les femmes

Gynécologue
À 25 ans, les femmes doivent réaliser leur premier frottis cervico-utérin chez un gynécologue afin de dépister le cancer du col de l’utérus. Cet examen, qui permet d’éviter 90 % des cancers, devra ensuite être répété tous les ans jusqu’à 65 ans.
Lors de cette visite annuelle, le gynécologue examinera également les seins afin de détecter d’éventuelles grosseurs qui pourraient être signe de tumeur maligne. Pour les femmes qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein, des examens plus approfondis tels que la mammographie, l’échographie et l’IRM sont effectués tous les ans à partir de 30 ans.

> À partir de 30 ans

Médecin généraliste
Le saviez-vous ? L’hypertension artérielle est la première maladie chronique en France avec 1 personne sur 3 concernée. Profiter donc de votre visite chez votre médecin généraliste pour qu’il prenne votre tension. Le diagnostic précoce d’une hypertension vous permettra d’être traité et d’éviter d’éventuelles complications (diabète, maladies cardio-vasculaires).

> À partir de 45 ans

Cardiologue
Il est conseillé de faire un bilan cardiaque à 45 ans. Celui-ci pourra devenir annuel en cas de cumul des facteurs de risques : hypertension artérielle, tabagisme, etc.

Médecin généraliste
À partir de 50 ans, vous pouvez demander à votre médecin de vous prescrire un test de dépistage du cancer colorectal, que vous pouvez réaliser vous-même. Si le résultat est positif (4 % des cas), votre médecin vous adressera alors à un gastroentérologue afin de réaliser une coloscopie.

Si vous êtes une femme

Radiologue
La ménopause augmente les risques d’ostéoporose, qui rend les os plus fragile et augmente les risques de fractures. Il est donc conseillé de réaliser une ostéodensitométrie auprès d’un radiologue afin de détecter la maladie et de suivre son évolution.

Si vous êtes un homme

Urologue
La question du dépistage du cancer de la prostate fait débat. La fiabilité des différentes méthodes n’est pas garantie à 100 % et la détection d’un éventuel cancer n’indique pas si celui-ci restera latent (ce qui signifie qu’il ne se révèle pas ou qu’il évolue très lentement) ou s’il deviendra agressif. Sachant que près de 50 % des cancers de la prostate ne nécessitent pas de traitement, qu’une opération ou une médication ont des effets secondaires handicapants (incontinence, impuissance, troubles intestinaux), la décision d’effectuer un dépistage doit être murement réfléchie, en concertation avec l’urologue.

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