LFSS 2023 : les principales mesures en protection sociale

Pas de création d’une nouvelle contribution sur les cotisations des complémentaires, mais un transfert de dépenses acté

Un amendement adopté en commission sociale devant le Sénat avait semé le trouble, mais le texte gouvernemental n’a pas repris ce projet de création d’une nouvelle contribution sur les cotisations des organismes complémentaires d’assurance maladie (OCAM).

Le principe d’un transfert de dépenses de l’Assurance maladie obligatoire vers les OCAM à hauteur de 300 M€ en année pleine, avec un premier effet de 150 M€ en 2023, reste toutefois pleinement d’actualité.

La négociation vient de s’ouvrir à ce sujet au sein d’un comité de dialogue avec les organismes complémentaires (CDOC) réunissant les services de l’Etat, l’Assurance maladie obligatoire, l’UNOCAM et les fédérations des organismes complémentaires.

 

Rendez-vous « prévention » à certains âges clés (art. 29)

Mesure notable de ce PLFSS, des consultations de « prévention » sont mises en place à trois périodes clés de la vie de l’adulte (20-25 ans, 40-45 ans, 60-65 ans). Une attention particulière sera portée aux événements de santé des femmes, à la santé mentale, à l’activité physique pratiquée et aux patients ayant été atteints d’un cancer. Ces consultations ont également pour but de repérer les violences sexistes et sexuelles.

Elles seront intégralement prises en charge par l’Assurance maladie obligatoire (AMO).

 

Exonération du ticket modérateur sur les transports sanitaires urgents (art. 34)

La LFSS pour 2023 met en place une exonération du ticket modérateur (TM) sur les transports sanitaires urgent qui sera prise en charge à 100% par l’AMO.

Le ticket modérateur du transport sanitaire programmé (non urgent) devrait en revanche augmenter, de sorte que le coût global pour le secteur complémentaire n’est pas encore connu.

 

Régulation de la téléconsultation (art. 53 et 101)

Deux mesures traitent de la téléconsultation : la première encadre l’activité des plateformes de téléconsultation facturant à l’AMO (art. 53) et la seconde limite des arrêts de travail prescrits dans le cadre d’une téléconsultation afin d’éviter les abus (art. 101).

Le PLFSS conditionne en effet la prise en charge par l’AMO des consultations réalisées par des sociétés de téléconsultation pour l’activité des médecins qu’elle salarie. Ces sociétés devront être agréées. Les conditions de l’agrément seront précisées par décret avant le 31 décembre 2023.

Par ailleurs, pour qu’un arrêt de travail prescrit par téléconsultation soit pris en charge par l’AMO, il faudra qu’il soit prescrit soit par le médecin traitant, soit par un médecin que le patient a consulté au cours de l’année qui précède l’arrêt. A défaut, il n’y aura pas d’indemnisation de l’arrêt de travail.

 

Rénovation de la régulation des dispositifs médicaux, produits et prestations associées (LPP) (art. 58)

Dans un objectif d’économies, la LFSS contient plusieurs mesures administratives qui visent à simplifier le processus de fixation du prix de la liste des produits et prestations remboursables (LPP) et des révisions tarifaires.

 

Disposition permettant la mise en place d’un 100% santé sur les prothèses capillaires (art. 61)

Le LFSS crée un identifiant de facturation pour les fabricants de prothèses capillaires, ce qui permettra de mettre en place une prise en charge de ces prothèses dans le cadre du 100% Santé. Elle devrait être cofinancée par l’AMO et l’AMC.

Il faudra en fixer la classification et la tarification (bases de remboursement, prix limite de vente, ticket modérateur, etc.).

 

Lutte contre les abus et la fraude sociale (art. 98 et 100)

La LFSS comporte plusieurs mesures de renforcement de la lutte contre la fraude sociale (art. 98). Elle étend également la procédure de déconventionnement d’urgence à de nouvelles catégories de professionnels de santé (pharmaciens d’officines, transporteurs sanitaires et taxis conventionnés) en cas de violation particulièrement grave des engagements conventionnels justifiant le dépôt d’une plainte pénale (art. 100).

 

La complémentaire santé solidaire (C2S) (art. 105)

Enfin, la LFSS de 2023 prévoit une simplification d’accès à la C2S concernant les enfants de moins de 25 ans non considérés à charge du bénéficiaire du RSA mais à la charge du foyer ainsi que les conjoints de bénéficiaires de l’ASPA sans activité professionnelle.

Les discussions entre le gouvernement et le secteur complémentaire ne sont pas terminées avec la promulgation de cette LFSS. Tout juste installé, le comité de dialogue avec les organismes complémentaires (CDOC) a de nombreux sujets à aborder dans sa feuille de route pour 2023, notamment le niveau de couverture AMO/AMC et les conditions d’approfondissement de la réforme du 100% Santé.

SMI Santé Entreprise : notre offre santé à disposition des entreprises

SMI s’engage au quotidien à apporter une qualité de services et une proximité dans sa relation avec ses courtiers partenaires, les entreprises et les adhérents.

Mettre en place une couverture de complémentaire santé collective permet de répondre aux obligations légales, mais aussi d’adopter une démarche forte de protection sociale envers ses salariés. SMI santé entreprise constitue une protection sociale avantageuse et un véritable atout pour attirer de nouveaux talents et fidéliser les collaborateurs.

L’offre SMI santé entreprise propose :

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Démarchage téléphonique des consommateurs : encadrement des horaires

Un décret n°2022-1313 relatif à l’encadrement des jours, horaires et fréquence des appels téléphoniques à des fins de prospection commerciale non-sollicitée a été publié au Journal officiel du 14 octobre 2022.

Il a été pris en application de la loi du 24 juillet 2020 dite loi « Naegelen » visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux.

Encadrement jours, horaires, fréquence des appels

Ce décret fixe les jours et les horaires durant lesquels les consommateurs peuvent être sollicités par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale :

Exemption possible uniquement avec preuve du consentement du consommateur

Il est possible d’appeler un consommateur en dehors de ces jours et de ces plages horaires uniquement si ce dernier a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel doit alors être en mesure de justifier de ce consentement.

Périmètre

Selon la notice du décret, l’encadrement horaire bénéficie aux consommateurs non-inscrits sur la liste Bloctel mais également à ceux inscrits mais sollicités dans le cadre d’un contrat en cours.

Sanctions encourues en cas de non respect de ces règles

Le non-respect de ces règles de la part du professionnel est sanctionné d’une amende administrative, pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale, en application de l’article L. 242-16 du code de la consommation.

Entrée en vigueur

Le décret entrera en vigueur à partir du 1er mars 2023.

Il est essentiel d’anticiper la mise en conformité des process avec ce nouveau texte réglementaire, dans un contexte de renforcement des contrôles sur ce sujet. Plusieurs amendes et une interdiction d’exercer ont en effet été prononcées récemment contre des courtiers par la direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF) et par l’ACPR, pour des pratiques de démarchage téléphonique jugées non conformes à la réglementation.

 

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000046421823

Actualité RH : retour sur notre webinaire de novembre

Animé par Frank Wismer, avocat spécialiste de la protection sociale, ce rendez-vous a permis aux participants de connaître les dernières actualités en termes de politique RH et protection sociale : décryptage de la loi pouvoir d’achat, le projet de réforme de l’assurance vieillesse et les mesures sur l’aide aux salariés aidants.

D’autres événements sur divers sujets d’actualité sociale se tiendront en 2023. Si vous souhaitez en être informé(e), nous vous invitons à compléter un petit formulaire en cliquant ICI.

 

Nouvelle convention médicale : la négociation est lancée

Une nouvelle convention pour la période 2023-2027

La convention médicale est conclue entre les syndicats représentatifs de médecins libéraux et l’UNCAM portant notamment sur les tarifs servant de base aux remboursements de frais de santé. Elle régit les relations entre les organismes de Sécurité sociale et les médecins libéraux.

L’actuelle convention médicale est entrée en vigueur le 1er janvier 2017 et arrive à échéance.

 

Calendrier et thèmes de la négociation

Les négociations de la nouvelle convention médicale suivent un calendrier précis concernant les thèmes abordés.

Pour le moment, ont été abordés le gain de temps médical, la démographie, l’accès territorial aux soins et les soins programmés. La qualité, l’efficience, la pertinence des soins et la santé publique et la lutte contre la fraude sont les prochains thèmes de la négociation entre l’Assurance maladie et les syndicats représentatifs.

Les négociations continueront en 2023 sur les sujets du numérique, de la télémédecine, du forfait structure, de la dynamique de réduction des restes et de la nomenclature.

La convention médicale doit être finalisée le 22 février 2023, pour être définitivement signée le 28 février 2023, sans préjuger de la date d’effet des différentes mesures.

 

Objectifs fixés par le gouvernement

Le gouvernement a indiqué dans une lettre de cadrage les objectifs à respecter pour les négociateurs : garantir un égal accès à la santé, à la prévention et à des soins de qualité pour tous sur l’ensemble du territoire français, tout en préservant la pratique de la médecine libérale.

Cette nouvelle convention médicale doit développer les voies et les moyens permettant de gagner du temps médical, tout en permettant une revalorisation des conditions d’exercice de ces médecins et un partage des tâches et de la coopération avec les autres professionnels de santé. Sur le volet financier, de nombreux aspects pourraient ainsi être concernés : le tarif de la consultation, le niveau du forfait médecin traitant, le niveau de rémunération de certaines spécialités cliniques, la valorisation de la permanence des soins ambulatoires et plus généralement de l’engagement territorial, etc.

La convention devra également organiser la présence de médecins spécialistes en dehors du lieu habituel de travail pour aller vers des territoires où l’offre est insuffisante.

Enfin, le gouvernement souhaite que la nouvelle convention médicale ait une approche plus préventive, notamment grâce à la mise en place de consultations de préventions aux âges clés de la vie (20-25 ans, 40-45 ans, 60-65 ans).

Il faudra suivre de près le résultat de ces négociations, qui peut avoir un impact sur les futurs projets de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

Pour 2023, ces impacts sont déjà visibles dans la LFSS, qui prévoit la mise en place de consultations de prévention aux âges clés de la vie, financées à 100% par l’Assurance maladie obligatoire (pas de financement de l’Assurance maladie complémentaire) et l’organisation de la présence de médecins vers des territoires où la présence de professionnels de santé est insuffisante.

Comment prévenir
le surpoids et l’obésité ?

 

Le nombre de Français en surpoids ou souffrant d’obésité augmente chaque année. Les pouvoirs publics ont donc créé le Programme national nutrition santé (PNNS). Ils envisagent d’interdire Les publicités vantant les aliments trop gras et trop sucrés à destination des enfants, d’inciter à indiquer le nutri-score (échelle de couleurs qui note la qualité nutritionnelle des aliments industriels) sur l’ensemble des produits alimentaires, etc.

Chacun d’entre nous peut également agir au quotidien pour prévenir la prise de poids. Avant de déterminer quelle est la stratégie la plus efficace, il est nécessaire de comprendre quelles sont les origines de la prise de poids.

 

Quelles sont les causes du surpoids et de l’obésité ?

Le surpoids puis l’obésité résulte d’un déséquilibre entre apports caloriques et dépenses d’énergie. Cet écart peut provenir d’une ou plusieurs sources :

 

Face à un déséquilibre de la balance énergétique, l’évolution de la prise de poids suit deux phases :

 

En France, le surpoids et l’obésité concernent 54 % des hommes et 44 % des femmes. Un enfant sur trois arrivant en classe de troisième est déjà en surpoids. L’obésité altère fortement la qualité de vie et peut être à l’origine de pathologies cardiovasculaires, respiratoires, articulaires, etc. C’est pourquoi réduire la prise de poids est un réel enjeu.

 

Comment éviter d’être en situation de surpoids ?

Pour lutter contre l’obésité, il est nécessaire dès l’enfance d’identifier les causes de la prise de poids. Il est donc conseillé de surveiller le tour de taille, la courbe de croissance mais surtout l’indice de masse corporelle (IMC) et la courbe de corpulence des enfants dès leur plus jeune âge :

 

Pour minimiser la prise de poids, chez l’enfant ou chez l’adulte, il convient de manger équilibré et varié, en tenant compte des besoins physiologiques de chacun. Grâce aux étiquettes et au nutri-score, il est désormais plus facile de choisir ce que l’on consomme en fonction de la teneur en sucre, en sel, en matières grasses, et de l’apport calorique total du produit.

La pratique régulière d’une activité physique est également préconisée. Sans forcément pratiquer un sport de manière intensive, la modification des habitudes peut déjà produire des résultats :

 

En cas de surpoids ou d’obésité, il est conseillé de consulter un nutritionniste plutôt que de tester un régime inadapté et inefficace. Un suivi psychologique peut aussi s’avérer bénéfique pour soutenir une démarche de perte de poids. La chirurgie est une autre stratégie thérapeutique envisagée, en dernier recours, chez les patients âgés de 18 à 60 ans présentant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 35 kg/m².

 

Comment SMI peut vous accompagner dans votre perte de poids ?

Depuis la plateforme santé Mysantéclair, il est possible de s’inscrire gratuitement à trois programmes de coaching. Ces applications ont pour but d’améliorer votre forme physique, la qualité de votre sommeil et/ou votre régime alimentaire. Vous avez également la possibilité de vous faire accompagner par des professionnels du bien-être pour optimiser votre perte de poids.

Grâce à l’application de coaching nutrition vous apprenez à adapter votre régime alimentaire à votre corps.  Vous bénéficiez :

 

Grâce à l’application de coaching sportif, vous bénéficiez de cours particuliers, pratiqués en visio et en live pour vous dépenser depuis chez vous.  Vous choisissez :

 

Grâce à l’application de coaching sommeil, vous bénéficiez d’un suivi adapté et obtenez les clés pour réapprendre à bien dormir.  Vous bénéficiez :

 

Les médecines douces comme la naturopathie, la sophrologie, l’hypnose ou l’acupuncture, sont des pratiques complémentaires pour favoriser la perte de poids. Des annuaires de naturopathes et de sophrologues sont accessibles gratuitement depuis la plateforme santé Mysantéclair.

Quelles sont les dernières tendances alimentaires des Français ?

Les crises sanitaires alimentaires passées ont renforcé notre méfiance et notre besoin de transparence sur les aliments. Nous sommes devenus plus attentifs à l’origine, à la composition et à la labellisation des produits alimentaires que nous achetons. Nous sommes également plus nombreux à vouloir manger plus sainement, tout en respectant davantage notre environnement.

Quatre tendances alimentaires se dégagent dans nos pratiques culinaires quotidiennes : la cuisine dite « durable », « d’antan », « du monde » et celle dite « Sans ».

 

La cuisine durable pour préserver la planète

Cette cuisine durable repose sur quatre principes de base :

Nous sommes de plus en plus nombreux à consommer régulièrement des aliments de saison et bio. Consommer local possède plusieurs avantages : réduction de l’impact écologique du foyer, manger des produits de qualité à des prix compétitifs grâce aux circuits de vente courts, sans intermédiaire.

L’élevage étant la principale source de gaz à effet de serre, les consommateurs sont de plus en plus modérés sur la quantité de viande et de lait animal qu’ils achètent. La consommation de produits d’origine végétale augmente car on associe souvent les produits d’origine végétale avec le côté sain. De plus, le prix de la viande varie beaucoup et on observe certaines pénuries au vu de la croissance de la population.

Le tofu, les lentilles, les algues sont des options remplaçant les protéines animales. En parallèle, la vente du lait végétal (le soja, l’amande, la noix de coco, l’avoine, etc.) explose et de nouvelles tendances arrivent comme le lait de pomme de terre ou des produits à base de haricots, de pois chiches, d’orge, de chanvre et de lin qui permettent d’élargir les alternatives au lait animal.

Les consciences s’éveillent sur le gaspillage alimentaire avec près de 10 millions de tonnes de nourriture consommable gaspillées chaque année en France, soit l’équivalent de 150 kg/hab./an. Grâce aux réseaux sociaux, des astuces sont partagées pour réduire le gaspillage (bien conserver les aliments entamés, cuisiner les restes, acheter auprès d’enseignes qui pratiquent des rabais sur les invendus de la veille, etc.). Les restaurateurs s’y mettent aussi et proposent des « doggy bags » aux client qui n’auraient pas fini leur plat, dessert ou même leur vin.

Concernant la réglementation des emballages alimentaires, la conformité européenne est de plus en plus exigeante et incite les entrepreneurs à utiliser des matériaux écologiques comme :

 

La cuisine d’antan pour se rappeler les bons souvenirs

On constate un retour aux sources au sein des plus grands restaurants comme en témoignent leurs cartes proposant des plats et desserts traditionnels, familiaux et de terroirs : blanquette de veau, pot au feu, île flottante, mille-feuilles, etc. L’utilisation de graines anciennes dans les recettes reviennent aussi en force (kerzna, tamarin, fonio, teff, millet, sorgho) symbolisant une alimentation plus saine et permettant de retrouver le goût d’autrefois.

Le besoin d’authenticité se retrouve aussi au niveau de la confection du pain. Certains boulangers réutilisent des blés anciens, dans l’idée de reproduire les pains d’antan qui avaient une plus longue conservation que ceux d’aujourd’hui.

 

La cuisine du monde pour voyager à l’étranger sans se déplacer

La cuisine connectée a explosé pendant la crise sanitaire et de nombreux chefs se sont mis à cuisiner et partager leurs recettes dans le monde entier à travers les médias sociaux. Les déplacements étant limités, les restaurants ont développé la vente à emporter et la livraison à domicile de plats. Ces pratiques ont favorisé la découverte de nouvelles saveurs et l’accès à de nouvelles expériences gustatives. A travers la cuisine, les consommateurs explorent différentes cultures et voyagent. Ainsi, l’intérêt pour les cuisines sud-américaine, indienne, asiatique, arabe, péruvienne et sud-africaine s’est accru.

 

La cuisine « sans » pour prévenir les maux

Bien manger est une des clés pour préserver son corps et éviter de nombreuses maladies. Or, dans l’ensemble des pays développés, de plus en plus de personnes souffrent d’allergie ou d’intolérance alimentaires, de diabète, de cholestérol, etc. Plusieurs hypothèses explicatives ont été avancées comme les évolutions de l’environnement, des produits consommés, ou encore des modes de vie. Ainsi, des pratiques alimentaires se sont développées tels que, le « sans gluten », le « sans lactose », le « sans sucre », le « sans sel », le jeûne, etc.

Que savons-nous réellement des aliments que nous consommons ?

On entend de nombreuses informations concernant les produits bons et ceux néfastes pour notre santé.  Nous avons décrypté pour vous les préjugés nutritionnels les plus répandus pouvant déséquilibrer notre régime alimentaire et nous vous en dévoilons leur véracité.

 

Boire de l’eau fait maigrir.

Faux

L’eau est indispensable au corps, c’est pourquoi en boire au minimum un litre chaque jour est préconisé. L’eau eut avoir une action coupe-faim transitoire pour éviter les grignotages, mais elle n’élimine pas les calaories et ne dissout pas les graisses ! En revanche, elle est indispensable pour aider le corps à éliminer les toxines et pour favoriser un bon transit. Les éléments qu’elle draine hors de l’organisme, via les reins, sont les déchets du métabolisme. L’eau peut être consommée aussi bien en dehors des repas qu’en mangeant, sans risque de gonflement. L’estomac produit des sucs digestifs adaptés aux apports solides et liquides.

 

Les aliments et produits brûleurs de graisse existent.

Faux

Aucun aliment (y compris l’ananas) n’a le pouvoir de faire « brûler » les graisses stockées dans le corps et donc de faire maigrir. Les produits vendus avec ce « label » ne participent pas à la fonte de la masse adipeuse mais contribuent uniquement à stimuler le métabolisme. Le sport est l’unique brûleur de graisse.

 

Les légumes frais contiennent plus de vitamines que les légumes surgelés.

Faux

Les légumes directement surgelés après récolte conservent leurs qualités nutritionnelles et contiennent bien souvent plus de nutriments que les légumes frais. En effet, les légumes surgelés sont refroidis immédiatement après avoir été récoltés et nettoyés. Leurs qualités sont souvent mieux préservées que pour la plupart des légumes frais, qui vont passer plusieurs jours à l’air libre ou être conservés dans de mauvaises conditions à la maison.

 

La viande de volaille est la plus maigre.

Vrai et Faux

On considère que le bœuf, le veau, le mouton et le porc contiennent des graisses saturées qui bouchent les artères. L’escalope de veau et le blanc de poulet sont les viandes les plus maigres. Mais une bavette ou un rumsteck n’excèdent pas non plus les 5 % de matières grasses, soit beaucoup moins que le canard ou le poulet consommé avec sa peau.

 

Il faut manger du lait et du fromage tous les jours pour leur apport en calcium.

Vrai et faux

Le fromage et le lait sont les meilleures sources de calcium. Cependant, ce sont aussi des aliments qui contiennent des gras saturés favorisant l’augmentation du taux de cholestérol dans le sang. Si vous en mangez tous les jours, privilégiez les fromages légers et du lait écrémé. Le calcium est lié aux protéines et non à la graisse. Il y a autant de calcium dans le lait entier, demi-écrémé et écrémé.

On trouve également du calcium dans les sardines, les graines de pavot, le persil frais, les figues, le cresson, les algues, etc. L’eau minérale en contient également, mais en quantités beaucoup moins importantes.

 

Il est recommandé de manger du poisson tous les jours.

Faux

Les poissons gras comme le saumon, le maquereau et les sardines sont très riches en oméga-3, en protéines et en fer. Néanmoins, les nutritionnistes conseillent d’en manger maximum de deux à trois fois par semaine car les poissons sont contaminés à différents degrés par des métaux lourds.

 

Le chocolat noir est moins calorique que le chocolat au lait.

Faux

Les chocolats contiennent des antioxydants, du magnésium, et sont un antidépresseur naturel. Peu importe sa couleur, le chocolat a quasiment la même valeur énergétique. Toutefois, si le chocolat noir est plus gras que le chocolat au lait ou blanc, il est aussi moins riche en sucre.

 

Il est préférable de manger davantage le midi que le soir.

Vrai

Le dîner doit être plus léger car le corps au repos va utiliser moins d’énergie. Si vous mangez beaucoup le soir, vous allez plus facilement stocker les graisses durant la nuit.

 

Le sucre blanc est moins bon pour la santé que le sucre roux.

Faux

Le sucre blanc est issu de la canne à sucre et le sucre roux est obtenu à partir de la betterave. Ces deux aliments contiennent du saccharose. Ces sucres raffinés sont moins bons pour la santé car ils ont moins de valeur nutritive contrairement aux sucres non raffinés comme le sirop d’érable, le fructose, le miel, ou le sucre de canne.

La consommation de sucre blanc ou de sucre roux est donc une affaire de goût, à consommer de préférence sans excès.

 

L’huile d’olive fait prendre du poids.

Faux

L’huile d’olive est aussi calorique que les autres huiles végétales comme l’huile de colza, de noix, de lin, de soja, de tournesol ou d’arachide. L’huile d’olive protège le système cardio-vasculaire et diminue le taux de cholestérol dans le sang.  Dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, l’huile d’olive n’est associée à aucune prise de poids. A l’inverse, des études ont montré que l’utilisation d’huile d’olive favorise la consommation de légumes du fait de son assaisonnement et réduirait alors l’apport en calories par d’autres aliments.

 

La vitamine C empêche de dormir.

Faux

Sur les notices des comprimés de vitamine C, il est souvent inscrit : « ne pas prendre ce médicament en fin de journée à cause de son effet légèrement stimulant ».   La vitamine C intervient dans la synthèse de la dopamine, qui intervient dans l’éveil et la vigilance, mais elle n’empêche pas de dormir pour autant.

 

Les agrumes entraînent des maux d’estomac.

Faux

Les agrumes sont essentiellement riches en vitamine C, et en minéraux. Lorsque la vitamine C se retrouve dans l’estomac, elle agit comme un anti-inflammatoire. On peut en consommer tous les jours, sauf si vous souffrez déjà d’une brûlure à l’œsophage ou à l’estomac à cause de cette acidité.

 

Il existe encore bien d’autres idées préconçues sur la nourriture : le poisson ne rend pas plus intelligent et ne renforce pas la mémoire, le thé ne fait pas maigrir, les carottes ne rendent pas aimables, etc. Les courses peuvent rapidement devenir un casse-tête pour concilier santé, écologie, budget et plaisir dans l’assiette. On peut retenir, au-delà des préjugés et sauf en cas d’allergie, qu’il n’existe pas d’aliments néfastes pour la santé tant que nous les consommons sans excès.

Quelles sont les habitudes alimentaires des Français ?

Selon une étude réalisée par MédiQual Research sur les habitudes alimentaires des français, on découvre que 25% mangent de manière déséquilibrée. Les enfants, les adolescents et les actifs sont les plus impactés. Les principales raisons de ce déséquilibre sont que :

 

Ces comportements peuvent occasionner prise de poids, diabète, dyslipidémie ou encore hypertension. Il y a donc une urgence à changer les habitudes alimentaires quotidiennes.

Pour en finir avec les mauvaises habitudes, les professionnels de la santé tentent d’apporter de réels diagnostics et conseils nutritionnels sur le choix des aliments, leur préparation et leur mode de cuisson.

Voici la composition idéale d’un repas équilibré en termes de nutriments pour une personne sans pathologie.

Les chiffres sont présentés sous forme de fourchette car les proportions sont à adapter en fonction du contexte et du profil de chacun.

En termes d’aliments, cet équilibre alimentaire se présente ainsi :

 

Pour manger équilibré, il convient de suivre ce schéma en variant les aliments. Une assiette colorée, composée d’éléments les moins transformés possibles, crus ou cuits, est souvent le signe d’un repas sain et complet.

Une base documentaire unique en matière de cotisations sociales :
le BOSS

Voici quelques points saillants que nous avons relevés dans cette nouvelle rubrique très dense.

Un outil vivant, accessible et opposable

Des précisions opportunes concernant la constitution des catégories objectives

De bonnes nouvelles en matière de périodes transitoires

Un risque de redressement Urssaf en cas de condition d’ancienneté dans un régime frais de santé

Un support consolidé, mais pas parfaitement exhaustif