Quels sont les pouvoirs de guérison de notre cerveau ?

La complexité du fonctionnement cérébral n’a pas encore livré tous ses secrets mais le rôle du cerveau sur notre santé est scientifiquement prouvé. Quels sont les pouvoirs de guérison de cet organe fabuleux ?

Avec un poids moyen de 1.3 kg, 83 milliards de neurones et des trillions de connexions, le fonctionnement de notre sphère cérébrale fascine depuis l’Antiquité. De nombreux chercheurs ont, petit à petit, construit les fondements des neurosciences, la discipline scientifique qui se consacre à l’étude du système nerveux et particulièrement du cerveau.

Saviez-vous qu’au début des neurosciences, l’intelligence d’une personne était mesurée en pesant son cerveau ou que le recours à la trépanation* existe depuis 10 000 ans ? Grâce aux innovations de l’imagerie médicale, nous savons désormais comment le cerveau est structuré et quel rôle il joue dans notre survie en permettant de nous adapter constamment à notre environnement et à son évolution.

Nous ne pouvons pas muscler notre cerveau car ce n’est pas un muscle. Lorsque nous entraînons nos muscles, ils gagnent en volume, alors que le cerveau, conditionné à sa boîte crânienne, a un gonflement limité. En revanche, quand nous l’entraînons, apprenons ou expérimentons de nouvelles choses, notre cerveau :

Ce potentiel d’adaptation du système nerveux est une source prometteuse en matière de santé et en médecine. Nous savons désormais que toutes nos parties cérébrales sont à la fois créatrices de maladies et a fortiori d’auto-guérison :

Découvrons ensemble pourquoi la neuroplasticité est un allié pour notre santé, ce qu’il faut faire pour produire des neurones cérébraux tout au long de notre vie et comment les neuroscientifiques font avancer la médecine.

* Intervention chirurgicale qui consiste à percer un trou dans la boîte crânienne.

Quel hémisphère de votre cerveau utilisez-vous le plus ?

Découvrez, grâce à un exercice simple, comment votre cerveau fonctionne.

Nos pensées et émotions naissent dans notre cerveau et sont conditionnées par notre âge, notre genre, notre culture, nos expériences, etc. Elles se construisent et évoluent au gré du temps. Ainsi, notre vision du monde est unique à un instant T et il est intéressant de comprendre comment notre cerveau fonctionne pour améliorer nos relations sociales, notre compréhension de notre environnement et s’adapter à tout type de situation y compris lors de la maladie.

Des expériences ont également montré que les deux hémisphères du cerveau influent sur notre manière de penser. Pour savoir quel hémisphère vous utilisez plus fréquemment, faites le test ci-après : de quel côté voyez-vous la danseuse tourner ?  C’est un bon exercice à faire avec ses proches afin de constater que les perceptions sont différentes.

Voir la vidéo et faire l’exercice

Si vous la voyez tourner dans le sens des aiguilles d’une montre, vous utilisez votre hémisphère droit : intuitif, aléatoire, irrationnel, rêveur, synthétique, subjectif, s’intéresse à la totalité.

> Vous vous concentrez davantage sur l’esthétique, le ressenti et la créativité.

A l’inverse, si vous la voyez tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, vous faites appel à votre hémisphère gauche : logique, séquentiel, rationnel, analytique, s’intéresse aux détails.

> Vous avez tendance à apprécier particulièrement l’exactitude et à vous focaliser sur l’objectif.

Généralement, les personnes ont une préférence distinctive pour l’un de ces modes de pensée. Si vous la voyez tourner en alternance dans les deux sens, vous utilisez vos capacités logiques et créatives de façon équilibrée.

Concrètement, au cours d’une séance de rééducation pour retrouver la mobilité d’un membre blessé, une personne sollicitant davantage son hémisphère gauche focalisera son attention sur un rétroplanning et une date d’échéance à atteindre. Une personne pensant avec son hémisphère droit s’intéressera davantage aux exercices proposés et à sa relation avec le professionnel de santé pour atteindre l’objectif.

Le conseil de Liz :

Si cela vous intéresse, il existe d’autres tests plus complets, comme le modèle de Herrmann, qui à travers une série de questions, vous permet de mieux comprendre vos préférences cérébrales.

Que faut-il faire pour repousser le déclin cognitif de notre cerveau ?

Contrairement au corps, notre cerveau s’use si nous ne nous en servons pas. Comment l’aider à conserver sa jeunesse ?

Si nous avons un esprit curieux, nous pouvons faire pousser nos neurones toute notre vie et améliorer ainsi sa plasticité. Le cerveau est en constante évolution et les connexions cérébrales se créent, se renforcent ou s’affaiblissent en fonction des réseaux neuronaux utilisés plus ou moins fréquemment. La neuroplasticité est favorisée par les nouveaux apprentissages, les prises de décisions et les émotions positives, ou elle est entravée par le stress et un mode de vie quotidien déséquilibré.

Il existe plusieurs façons d’améliorer la neuroplasticité cérébrale, notamment par des activités cognitives, sociales et physiques. Voici comment vous pouvez renforcer ou créer de nouveaux neurones :

Vivre des expériences variées et des émotions positives

Pour stimuler l’activité cérébrale, il faut diversifier les expériences permettant la réflexion, la concentration, la créativité, l’apprentissage, la découverte, les interactions sociales et les défis. Il peut s’agir de puzzles, de jeux vidéo ou de société, de voyages, de l’apprentissage d’une nouvelle langue, d’expériences sensorielles comme la musique ou la cuisine, la lecture, la création artistique et la danse, etc.

« Faire différemment » construit de nouveaux chemins neuronaux et « ressentir » favorise la mémoire, la concentration, l’empathie naturelle, la coopération et apaise le cerveau limbique, siège de toutes nos émotions. Ces dernières influent sur nos gènes, notre système hormonal et sur la construction des circuits neuronaux. Il convient donc de comprendre nos émotions plutôt que de les réprimer et de minimiser les situations de stress.

Un sommeil récupérateur

Le sommeil a des effets importants sur la santé physique et mentale. Dormir est essentiel pour la croissance des dendrites, qui se développent à l’extrémité des neurones et transmettent les informations d’un neurone à l’autre, renforçant ainsi les connexions neuronales.

Respecter un horaire de sommeil cohérent et créer un environnement propice à un repos détendu et sain, sont donc salutaires pour notre cerveau.

La pratique d’exercice physique

L’activité physique régulière est un autre moyen de favoriser la neuroplasticité en augmentant le flux sanguin et l’oxygène dans le cerveau. Le sport contribue ainsi à :

Les neuroscientifiques ont également établi un lien entre la méditation, les exercices de respiration et la neuroplasticité. En plus de réduire le stress et les émotions négatives, ces pratiques contribuent à améliorer la structure physique du cerveau.

Une alimentation saine

L’excès de graisses et de sucres dérèglent le fonctionnement cellulaire et altèrent les vaisseaux sanguins du cerveau. Cela entraîne progressivement un stress cellulaire qui réduit fortement la capacité naturelle de régénération des connexions neuronales. En revanche, la pratique du jeûne intermittent favorise les réponses adaptatives des neurones, améliorant ainsi la plasticité cérébrale.

Notre bien-être général est inévitablement lié à l’état de santé de notre cerveau. Plus notre cerveau perçoit des changements et plus il se régénère !

* Processus par lequel de nouveaux neurones se forment dans le cerveau.

Le conseil de Liz :

Il existe des applications de coaching cérébral payantes pour améliorer sa concentration, sa mémorisation, sa créativité et autres capacités cognitives (Geist, Neuronation, Peak, Braint out, etc.). Néanmoins, un sudoku quotidien ou des mots fléchés produiront aussi leur effet !

Pour être efficace, l’entraînement doit être varié (diversifier les jeux et les niveaux de difficulté), et complémentaire au sport, aux amis ou à l’apprentissage d’une nouvelle compétence.

Pourquoi la neuroplasticité du cerveau peut nous soigner ?

Neurologiquement, le cerveau humain est doté d’une plasticité. En quoi cette caractéristique se révèle être un atout majeur pour notre santé ?

À chaque fois que nous acquérons une compétence, qu’une pensée inédite nous traverse, que nous vivons une nouvelle expérience sensorielle, nous modifions des connexions neuronales.

Cette capacité à créer et recréer, sans cesse, des circuits neuronaux est à la source d’une nouvelle forme de guérison grâce à des thérapies innovantes fondées sur la neuroplasticité. La plupart de ces thérapies utilisent la lumière, la visualisation, les sons, les vibrations, l’électricité, les mouvements pour éveiller cette capacité d’auto-guérison du cerveau et permettre à des patients de retrouver le moral, la marche, la vue, l’autonomie, etc.

Quels sont les différents niveaux d’auto-guérison du cerveau ?

Les récentes découvertes ont prouvé que notre pensée impacte notre santé et peut même modifier notre ADN (1)  ! Longtemps, l’esprit et le corps ont été considérés comme deux entités distinctes. Nous savons aujourd’hui que notre psyché (pensée et émotions) influence nos systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien grâce à des neurotransmetteurs*.

Ainsi, des pensées négatives peuvent brider les systèmes naturels de réparation du corps et favoriser l’apparition de certaines pathologies. Une étude suédoise, publiée dans la revue Brain, a prouvé que l’anxiété prolongée augmentait le risque de maladies neuro-dégénératives de 65 % ! De même, les méfaits du stress sur le cœur et la tension artérielle sont bien documentés. À l’inverse, un mental serein et positif favorise le potentiel d’auto-guérison de notre organisme. Le cerveau fabrique naturellement sa propre trousse à pharmacie, sous forme de messagers chimiques corrigeant les dysfonctionnements du corps.

Nous sommes constamment sujets à des attaques extérieures et à des risques de déséquilibre de notre propre organisme. Une dynamique d’échanges et de remise à l’équilibre a lieu en permanence entre nos corps physique, mental et émotionnel, et notre environnement extérieur. Notre état de santé va donc être le reflet de ces échanges, et de l’efficacité de nos différents mécanismes d’auto-guérison.

  1. L’auto-guérison inconsciente

Lors d’un déséquilibre en devenir, notre corps, notre cerveau et notre subconscient anticipent les risques sanitaires à titre préventif. Ils se chargent de les éloigner avant même que nous ayons pu nous en rendre compte. Nous nous sentons naturellement bien grâce à nos mécanismes d’auto-guérison inconscients. Par exemple, l’hiver nous consommons davantage d’aliments riches et nous nous habillons plus chaudement.

  1. L’auto-guérison consciente

Un léger déséquilibre se manifeste et notre conscience l’identifie. Nous sommes donc capables d’analyser le dysfonctionnement et de rétablir, nous-mêmes, l’équilibre. Cela peut passer par un changement de mode de vie, l’utilisation d’huiles essentielles, la pratique de la relaxation, etc. Pour résumer, nous posons un acte de manière décidée en réponse à un dérangement.

  1. L’auto-guérison guidée

Nous entrons dans une forme plus poussée du déséquilibre qui s’exprime par des symptômes mentaux et physiques. L’expression de ces symptômes et de ce mal-être prouve notre incapacité à régler notre problème de façon autonome et spontanée. Nous demandons alors l’accompagnement d’un thérapeute et/ou un traitement médical de courte durée pour nous soigner.

  1. L’auto-guérison assistée

Dans ce quatrième niveau, le déséquilibre est récurrent et s’exprime par des pathologies lourdes et/ou chroniques. Il est alors nécessaire de recourir à un traitement médical et/ou psychologique plus intense sur le long terme.

Quelles sont les médecines qui utilisent la neuroplasticité ?

De plus en plus de professionnels de santé et d’hôpitaux mettent en place des thérapies mobilisant l’esprit pour traiter des maladies, même graves. Voici quelques exemples :

Par la complexité de sa structure et ses nombreuses interactions, le cerveau n’a pas encore livré tous ses secrets. En attendant les nouvelles découvertes médicales, des chercheurs de l’université allemande de Cologne ont démontré que les personnes persuadées que le corps et l’esprit sont intimement liés, tombent moins souvent malades et ont tendance à adopter un mode de vie plus sain.

* Molécule chimique qui assure la transmission des messages d’un neurone à l’autre.
Sources : (1)
https://www.science-et-vie.com/article-magazine/neurones-ils-ont-le-pouvoir-de-modifier-leur-adn

Le conseil de Liz :

Le qi gong, gymnastique douce issue de la médecine chinoise, se révèle être un anti-stress hors pair. À l’aide de mouvements lents et de postures statiques, il calme l’agitation mentale et renforce le pouvoir guérisseur de l’esprit.

Également, rire 1 minute apaise autant que 45 minutes de relaxation.

Comment la naturopathie peut-elle améliorer votre santé ?

Depuis le début de l’humanité, l’Homme s’inspire et se sert de la nature pour se soigner. Comment la naturopathie met-elle à profit les éléments naturels pour optimiser votre santé ?

L’Organisation mondiale de la santé définit la naturopathie comme une médecine préventive regroupant des méthodes de soins visant à stimuler les processus d’auto-guérison du corps et à renforcer les défenses immunitaires de l’organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques. Aux côtés de la médecine traditionnelle chinoise et de l’ayurvéda*, la naturopathie est reconnue comme la troisième médecine traditionnelle.

Les médecines dites douces (naturopathie, acupuncture, sophrologie, etc.) et la médecine moderne sont complémentaires et non antagonistes. Pour les bobos bénins et sans risque vital, la naturopathie est une solution proposant des traitements moins agressifs avec des effets moins toxiques pour le corps.

Bien que le praticien naturopathe ne soit pas conventionné par la Sécurité sociale, il n’en reste pas moins apprécié des Français. En 2019, selon une étude menée par l’institut Harris, les consommateurs de médecine alternative étaient 71 % à consulter un naturopathe.

Afin de comprendre les bienfaits de la naturopathie, il est important de saisir, entre autres, les principes fondateurs et les techniques médicales de cette pratique ancestrale, de savoir dans quels cas consulter un naturopathe et quels sont les réflexes à adopter pour choisir son praticien.

*médecine traditionnelle indienne

Quels sont les aliments naturels qui guérissent ?

Les aliments que nous ingérons peuvent soigner et prévenir certaines maladies. Ainsi, le Fond mondial de recherche contre le cancer (FMRC) affirme qu’environ un cancer sur trois pourrait être prévenu grâce à la consommation régulière de certains aliments. Néanmoins, les aliments ne remplacent pas les médicaments. Ils sont complémentaires et doivent être  limités ou supprimés en cas d’allergie ou d’intolérance.

Si les aliments contiennent de nombreux nutriments revigorant pour la santé, ils apportent aussi leur lot de substances potentiellement nocives. Par exemple, le sel est indispensable pour la vie mais consommé en excès, il est particulièrement dangereux pour la santé. En bref, tout dépend des doses et de la sensibilité de chacun. « Manger est un besoin, savoir manger est un art » disait La Rochefoucauld.

 Quels sont les aliments les plus bénéfiques pour la santé à consommer à titre préventif ?

La clinique Mayo (une fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine) dresse le palmarès des meilleurs aliments à consommer régulièrement pour leurs bienfaits sur notre santé. Pour être sélectionné, chaque aliment doit répondre au minimum à trois critères parmi cette liste :

En fonction de ces critères de sélection, les denrées alimentaires les plus bénéfiques pour notre santé seraient l’amande, le brocoli, la myrtille, l’épinard, le haricot rouge, le germe de blé, la patate douce, la pomme, le saumon sauvage et le jus de légumes. Attention, ces aliments possèdent certains bienfaits, mais ne sont en aucun cas là pour soigner une pathologie existante.

Quels sont les aliments qui soignent ?

Vous ne le savez peut-être pas, mais nos placards sont une véritable pharmacie ! La liste est longue et voici une sélection, non exhaustive, de produits naturels qui peuvent aider à affronter la période de froid qui arrive.

Comment optimiser les vertus des aliments ? 

Pour profiter pleinement des alicaments (les aliments curatifs), il y a des règles primordiales à privilégier :

1. manger local et de saison. À défaut de consommer frais, le surgelé reste une bonne alternative ;

2. acheter bio autant que possible pour limiter l’absorption des résidus de pesticides, d’autant plus que la peau des végétaux concentre un grand nombre de nutriments (fibres, antioxydant, vitamine c, etc.). Voici un classement des légumes et des fruits en fonction de la présence de pesticides :

Source : https://www.generations-futures.fr

3. faire les bonnes associations pour favoriser la synergie nutritionnelle.  Par exemple, mélanger le fer à la vitamine C (avocat + citron), la vitamine D au calcium (saumon + amandes effilées) ;

4. bien conserver les aliments et les consommer rapidement, car après 3 jours leur valeur nutritionnelle est faible voire absente ;

5. opter pour des modes de cuisson doux comme la vapeur ou en papillote pour préserver les vitamines ;

6. bien mastiquer et prendre le temps de manger pour favoriser l’assimilation des nutriments par le corps et se sentir rassasié ;

7. manger varié et de tout pour réduire les risques de souffrir de maladies chroniques ou cardio-vasculaires.

Que ce soit pour prévenir des maladies, soulager et même guérir, les aliments nous veulent du bien. Il faut simplement bien les choisir, apprendre à les associer et à les cuisiner avec amour !

Quelles sont les techniques majeures utilisées en naturopathie ?

Pour le naturopathe, la santé est un état d’harmonie physiologique, psychologique, dynamique et holistique. La maladie (ou « mal a dit ») a une raison d’être dans l’histoire d’une personne. Durant le premier entretien, le praticien va tenter par le questionnement de déceler et comprendre le pourquoi de la pathologie ou du mal-être.  La naturopathie considère trois causes majeures de maladie : l’alimentation, la sédentarité et les causes psychologiques.

Sa démarche mêle quatre concepts :

Soutenant ces quatre piliers, le naturopathe dispose ensuite de techniques qu’il utilise en synergie, toujours dans le cadre d’une cure, mais pas forcément de façon exhaustive.

Comment pratique-t-on la naturopathie ?

La naturopathie met en place trois cures (par ordre chronologique) : une cure de détoxination, une cure de revitalisation et une cure de stabilisation évolutive. Au sein de ces cures, les praticiens utilisent dix techniques avec une diversité de moyens.

Les techniques majeures utilisées sont :


Les techniques mineures et complémentaires utilisées sont :

Le naturopathe adapte son accompagnement et sélectionne les techniques en fonction du bilan de vitalité et des préférences de la personne accompagnée, de ses compétences et des résultats obtenus.

En quoi consiste la naturopathie ?

Le naturopathe se positionne davantage comme un guide ou un enseignant. Son accompagnement consiste à vous transmettre des règles personnalisées et élémentaires d’hygiène vitale, pour conserver, acquérir ou augmenter votre force vitale, garante de votre santé. Sa médecine utilise les moyens que la nature met à disposition. Cette discipline est globale, car bien s’alimenter n’est pas suffisant si par ailleurs vous traversez des moments de vie difficiles (par exemple si vous êtes malheureux en amour ou surmené au travail). Le naturopathe ne se limite donc pas à des conseils standardisés mais prend en considération tous les aspects de votre vie.

Cette médecine s’appuie sur quelques principes fondateurs :

Le naturopathe ne procède à aucun acte médical dans le sens de diagnostic ou de traitement des maladies car ceci est du ressort d’un médecin. Il ne prescrira aucun produit pharmaceutique ni ne conseillera de cesser une prescription médicale.

Dans quels cas peut-on avoir recours à la naturopathie ?

Outre le renforcement de son système immunitaire et l’amélioration de sa santé de manière générale, on peut avoir recours à la naturopathie dans le but d’améliorer sa qualité de vie dans le cadre de certaines pathologies chroniques (allergies, troubles digestifs, problèmes de peau, troubles du sommeil, etc.), pour sortir d’une addiction, pour traiter des troubles d’alimentation et gérer son poids, ou pour accompagner un changement hormonal (grossesse, ménopause, arrêt de la pilule, etc.) ou encore pour gérer le stress et  l’anxiété. Un accompagnement en naturopathie peut aussi aider à diminuer les effets secondaires de certains traitements médicaux lourds.

Comment se passe une visite chez le naturopathe ?

Lors de la première séance, le praticien dresse un profil complet de son patient et établit un « bilan de vitalité » pour mesurer son niveau de santé, estimer les surcharges et les carences pouvant être à l’origine de ses maux. Ainsi, ce bilan comprend généralement :

En fonction de ses observations et du temps d’échange avec le patient, le praticien élabore ensuite un programme personnalisé employant différentes techniques naturelles dont la nutrition, la phytothérapie, les huiles essentielles, ou encore le massage afin de renforcer sa santé.

La première visite dure généralement entre une heure et une heure et demie. Les visites suivantes sont de 30 à 40 minutes. Le tarif moyen d’une consultation se situe entre 50 et 80 euros selon les praticiens et les régions.

La Sécurité sociale ne prend pas en charge cette médecine non conventionnée. Mais certaines complémentaires santé le font, pour la totalité ou une partie des prestations*. Il est important de noter que cette approche complémentaire ne remplace en aucun cas un suivi médical par votre médecin traitant ou un spécialiste.

Comment trouver un bon naturopathe ?

En France, les praticiens font la distinction entre naturothérapeutes (qui peuvent être également des médecins de formation), les hygiénistes naturopathes et les praticiens de santé vitalistes. La profession de naturopathe n’est pas encore réglementée. Afin de s’assurer de la compétence d’un naturopathe, il est préférable de vérifier :

* consultations justifiées par un naturopathe diplômé et enregistré au RNF (Registre des naturopathes de France) ou à l’Omnes (Organisation de la médecine naturelle et de l’éducation sanitaire) ou encore à la Fédération européenne de naturopathie vitaliste.

L’activité physique : bouger pour rester en bonne santé

Avoir une activité physique régulière est bénéfique pour rester en bonne santé. Découvrez les recommandations et les précautions à suivre.

Que l’on soit peu actif ou inactif, il est recommandé de trouver les moyens de s’engager dans une démarche d’activité physique régulière. Des précautions, notamment médicales, peuvent être nécessaires afin de ne pas augmenter les risques liés à certaines pratiques sportives. Ce qui suit aborde les bonnes questions à se poser avant de se mettre à l’activité physique.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité à l’échelle mondiale (6% des décès), après l’hypertension (13%), le tabagisme (9%) et un taux élevé de glucose dans le sang (6%).

Chaque individu, qu’il soit jeune, adulte, âgé, homme ou femme, avec ou sans problème de santé, bouge au quotidien ! Mais bouge-t-il assez tous les jours et de la bonne manière ?

Pratiquer une activité physique est accessible à tous, mais adapter sa pratique en fonction de ses capacités et de ses envies n’est pas toujours facile. Monter les escaliers sans être fatigué ou bien conserver sa souplesse malgré l’avancée en âge suppose d’entretenir ses capacités physiques.

L’activité physique régulière diminue le risque de cardiopathie coronarienne, d’accident vasculaire cérébral, de diabète de type 2, d’hypertension, de cancer du côlon, de cancer du sein (avant et après la ménopause), de cancer de l’endomètre, et de dépression. L’activité physique a également des effets bénéfiques chez les personnes atteintes de maladies chroniques. Cela concerne donc tout le monde.

Pourquoi pratiquer une activité physique ou un sport ?

Découvrez les bénéfices de la pratique d’une activité physique régulière.

Le mode de vie occidental est, au quotidien, de plus en plus sédentaire : 30 minutes d’activité physique par jour aujourd’hui contre 6 heures en 1900.

La généralisation des transports motorisés ainsi que l’augmentation du temps de travail en position assise ont contribué à cette évolution.

Cette sédentarité couplée à une alimentation de plus en plus riche entraîne des effets très néfastes sur la santé : obésité, maladies cardiovasculaires, cancers, diabète, hypertension, etc. Sur le plan mondial, 5% de la mortalité est lié à la surcharge pondérale et à l’obésité.

En revanche, la pratique d’une activité physique régulière procure de nombreux avantages pour la santé, notamment celui de réduire les risques de développement de maladies ou d’en diminuer les effets. Pour exemple, la généralisation de l’activité physique permettrait de réduire de 33% les accidents vasculaires cérébraux, de 12% l’hypertension et jusqu’à 35% le diabète.

Pratiquer une activité physique régulière influe sur la fonction cardio-respiratoire, le métabolisme, l’état osseux, l’état fonctionnel, la prévention des chutes et la dépression. L’exercice physique, par exemple, en exerçant une pression sur les os, augmente la minéralisation et la densité osseuse, ce qui est autant important pour la croissance des enfants que pour limiter la déminéralisation lors de l’avancée en âge.

Une sensation de bien-être est souvent associée à la pratique d’une activité physique. Outre le bien-être physique comme les articulations plus souples ou les muscles et la posture plus toniques par exemple, le cerveau sécrète une hormone, l’endorphine, qui agit positivement sur le moral.

Pratiquer un sport, c’est-à-dire une activité physique encadrée, programmée et réglementée, est aussi l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des amis chaque semaine. La dimension sociale du sport est un facteur participant au bien-être et à l’équilibre de chacun.

Le Programme national nutrition santé (PNNS) fait la promotion d’un mode de vie actif. Adopter un mode de vie actif consiste à augmenter sa pratique d’activité physique et à réduire son temps de sédentarité. Pour les adultes, il est recommandé de faire au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour.

Cette activité physique doit être d’intensité au moins modérée (équivalent à une marche rapide), mais elle peut être fractionnée en période de 10 minutes, voire moins, réparties sur la journée, soit par exemple 10 minutes de marche, 10 minutes de bricolage et 10 minutes de ménage.

Un autre indicateur peut aider à mieux se connaître : le nombre de pas. Le podomètre permet de mesurer le nombre de pas que l’on effectue chaque jour. On peut se le procurer auprès de différents fournisseurs d’équipements sportifs.

Quelle est la différence entre une activité physique modérée et une activité physique intense ?

Pratiquer une activité physique, c’est bouger et augmenter le rythme cardiaque au-dessus du niveau de repos. Il faut savoir qu’il existe différents niveaux d’intensité propres à chacun dans la pratique physique. On peut donc choisir un niveau d’intensité dans les activités physiques.

Ce choix dépend de l’état de forme du moment, de la motivation et également d’éventuels problèmes de santé qu’on aura pris soin de diagnostiquer avec son médecin traitant.

Le Programme national nutrition santé (PNNS) recommande au moins 30 minutes d’activité physique par jour à intensité au moins modérée. Cette intensité peut être comprise entre 3 et 6 fois le métabolisme de repos. Cela signifie par exemple, lors d’une marche rapide ou bien d’une balade en vélo, que le cœur bat plus vite que d’habitude et que la respiration est plus rapide qu’au repos.

Différentes activités physiques peuvent demander un effort plus intense (une intensité supérieure à 6 fois le métabolisme de repos). Le rythme cardiaque s’accélère, parler devient difficile, il faut reprendre souvent son souffle. C’est le cas par exemple lors d’un jogging à une allure soutenue, dans une randonnée en montagne, au tennis ou bien pour la natation sportive.

Il est conseillé d’ajuster notre intensité à l’effort en fonction de l’état de santé et de forme du moment et bien sûr, de ses envies. L’important est de bouger au quotidien tout en prenant plaisir à pratiquer ces activités.

Le conseil de Liz :

La sédentarité correspond aux situations passées en position assise, semi-allongée ou allongée (en dehors de la période de sommeil et des repas), dans lesquelles les mouvements du corps sont réduits à leur minimum : regarder la télévision, travailler à son bureau, sur un ordinateur, jouer aux jeux vidéo, lire, téléphoner, être passager dans un véhicule.

Pour tester votre niveau d’activité physique et de sédentarité,

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